22 octobre 2018

Même sur France Inter !

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Mercredi dernier, sur France Inter, Claude Askolovitch a parlé - de son propre chef, qui plus est - du deuil périnatal et de Souvenange ! J'ignore comment travaillent les auteurs de revues de presse comme on en entend sur toutes nos radios nationales, mais celui-ci a su repérer, parmi les innombrables journaux qui maillent notre territoire, la récurrence des articles sur le deuil périnatal et notre belle association qui ont fleuri lundi dernier. J'en ai pleuré de joie et d'émotion, et j'ai même redoublé de larmes en l'entendant citer La Voix du Nord à l'idée d'avoir contribué, à mon petit niveau, à cette reconnaissance !

Pour écouter le podcast, c'est par ici.

Ou par là :

Et en voici directement le texte :

Elle est, cette brutalité, à la une du Journal de Saône-et-Loire, une froide brutalité qu'ont subie Pierrick et Mégane, un jeune couple aux traits marqués, dont voici l'histoire... À l'été 2017, Pierrick et Mégane apprennent qu'ils attendent des triplées, ils se préparent, ils choisissent les prénoms des trois filles qui seront Zoé, Lou et Jade, mais la grossesse est très difficile et le 20 décembre, les petites filles décèdent à la naissance. "Elles étaient belles, disent les parents, il ne leur restait qu'à grandir un peu". Pierrick et Mégane se replient sur leur douleur quand, le 18 janvier, la Caisse primaire d'assurance maladie leur réclame 845 euros et 25 centimes d'indu, car voyez-vous Mégane a bénéficié d'indemnités journalières au titre de la maternité, alors qu’elle aurait dû être indemnisée au titre de la maladie, car pour avoir droit aux indemnités maternité, il faut qu'une grossesse ait duré au moins 22 semaines : Mégane a perdu ses bébés à 21 semaines et 6 jours. Et c'est donc l'histoire inflexible du règlement que nous raconte le Journal de Saône-et-Loire, mais il se joue en réalité autre chose, parce qu'en refusant ce mot "maternité", l'administration a dit aux parents que leur grossesse et leurs filles n'avaient pas existé. 

Et c'est ici qu'un journal aborde les rivages de l'intime et révèle une peine que seuls connaissent ceux qu'elle a traversés : comment faire le deuil d'une vie qui n'a pas eu lieu ? Et, réveillé par Le Journal de Saône-et-Loire, je m'aperçois que ce deuil périnatal a imprégné nos journaux ce début de semaine, c'était lundi - je ne l'avais pas vu - une "Journée mondiale de sensibilisation", et dans Le Parisien, La Dépêche, l'Est républicain, la Voix du Nord, on pouvait lire des parents qui prononcent encore les noms de ces enfants qui n'ont pas vécu. 

Ce matin encore dans Midi Libre, une association, Souvenange, propose aux parents de photographier ces bébés morts à la naissance pour que reste une image pour aider à faire le deuil... À Montpellier, Nathalie Combes est une de ces photographes. Elle a grandi dans le silence d'une famille et les pleurs d'une maman qui avant elle avait perdu deux enfants. On n'en parlait pas, il faudrait. Notez bien, il n'y a pas un gramme de voyeurisme dans nos journaux mais au contraire une attention à la douleur, et aussi le témoignage d'une force, la force de ceux qui se relèvent.

(...)

Posté par Tannabelle à 15:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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24 juillet 2014

Les experts Europe 1 - Psychiatre, psychanalyste, psychologue... lequel choisir ?

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Certains vont finir par croire que c'est une habitude : je suis encore (!) passée à la radio, hier après-midi.

Il s'agissait donc, cette fois encore, de l'émission "Les experts Europe 1", sur la radio du même nom. L'émission d'hier avait pour thème "Psychiatre, psychanalyste, psychologue... lequel choisir ?". J'avais commenté la veille sur leur page Facebook et mon commentaire a retenu l'attention de l'équipe de rédaction.

Après la présentation du sujet par Roland Perez (animateur par interim pendant les vacances de l'animatrice "titulaire" Héléna Morna) et un court extrait musical, j'ai été la première auditrice à intervenir, à partir de 6 minutes 26 secondes.
Après mon intervention suivie du rappel du thème du jour, Roland Perez a enchaîné en commentant mon témoignage, notamment avec des mots qui m'ont touchée tout simplement parce qu'ils étaient justes : "un véritable traumatisme", "elle a perdu [...] un enfant".

Vous pouvez réécouter l'émission dans son intégralité ici :

18 mai 2014

Le deuil dans la fratrie pendant l'enfance

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Émission diffusée sur RTL
Date : 16 mai 2014
Durée : 42 mn

15 mars 2014

Les experts Europe 1 - Comment se reconstruire après un traumatisme ?

Vidéo

Fidèle auditrice d'Europe 1 depuis quelques années maintenant, je suis également quelques émissions de la station via Facebook, notamment celle des Experts, animée par Helena Morna et définie ainsi sur le site d'Europe 1 : "Accompagnée d'experts, dont Roland Perez, Helena donne la parole aux auditeurs, les conseille, pour comprendre les enjeux et trouver des solutions à toutes les problématiques de la vie quotidienne".

Lundi dernier, c'est donc via cette page Facebook que j'ai découvert que l'émission du lendemain était consacrée à ce thème : "Comment se reconstruire après un traumatisme ?". Étant à l'affût de la moindre occasion de (faire) parler du deuil périnatal et de l'interruption de grossesse (et du blog si possible), j'ai laissé un commentaire racontant mon traumatisme en quelques phrases et comment l'écriture m'aide à faire face. Mon témoignage les a intéressés et c'est ainsi que je me suis retrouvée à la radio mardi dernier vers 15h30.

Un peu impressionnée et intimidée, je n'ai pas su parler aussi longtemps et de façon aussi fluide que les autres auditeurs sollicités ce jour-là mais je suis contente :

  • d'avoir pu prendre la parole sur ce qui me tient tellement à cœur,
  • d'avoir pu évoquer - même brièvement - ma fille,
  • d'avoir eu la possibilité de communiquer l'adresse du blog sur la page Facebook de l'émission,
  • d'avoir pu toucher ne serait-ce qu'une personne qui m'a entendue et qui m'a laissé un message privé. Une Annabelle. Qui a eu un bébé né sans vie.

L'émission dure près de 45 minutes et aborde différents types de traumatismes. Mon témoignage débute à 18 minutes 42 secondes. Vous pouvez écouter l'émission en intégralité ici :