27 août 2014

Le jeu des 7 familles

Dans la famille
"je-ne-dors-pas-la-nuit-je-me-lève-exceptionnellement-deux-heures-plus-tôt-que-d-habitude-et-je-ne-fais-même-pas-de-sieste",
je demande le fils !

Cela fait 26 nuits que Gaspard dort mal. Je le sais, je les ai comptées. Parce que des nuits sans sommeil, ça (se) compte !
Du coup, cela fait aussi 26 nuits que nous dormons mal.

Dormir

Par exemple cette nuit, il s'est endormi à près de 23h00 et s'est réveillé deux fois.
"23h00, ça va encore, vous n'étiez pas encore couchés," me direz-vous. Certes.
"Et puis deux fois, c'est peu," ajouterez-vous. Bon, la première fois, il s'est rendormi en 15 minutes, passe encore. Mais la deuxième fois, il a mis 1h30 à se rendormir. Faites le calcul : sur une nuit de 7 heures 30, ça laisse peu de temps pour s'éclater avec Morphée.
Sans compter que ça dure depuis plusieurs semaines et qu'il a déjà fait mieux que ça. Cette nuit, avouons-le, il se l'est jouée petits bras.

Cerise sur le gâteau, je l'ai levé à 7h30 (soit 2 heures environ avant son heure de réveil habituelle - et presque la mienne aussi, au passage) pour une visite chez le pédiatre (trop) tôt ce matin. En bonne mère indigne que je suis, j'avoue que je savourais mon plaisir en allant le chercher dans son lit, alors qu'il n'avait pas encore ouvert les yeux, pour le réveiller à coups de "mon crapaud, il est déjà l'heure de se lever" et de "tu vois ce que ça fait d'être réveillé quand on dort profondément". Et encore, je lui ai parlé à voix basse et avec douceur, pas en pleurant à faire passer le babyphone dans la zone rouge en un quart de seconde. Suivez mon regard.

Eh bien, malgré ce sommeil pour le moins perturbé en termes d'horaires et de durée et les deux rappels de vaccin venus clôturer la visite chez le pédiatre, Gaspard trouve le moyen de ne pas vouloir faire de sieste ce matin. Alors qu'il en fait toujours une le matin. Même quand il dor(mai)t bien la nuit. Même quand il se réveille à 10h. Mieux (Pire ?!), il pète le feu !

S'il ne dort plus la nuit ni la journée, je fais comment pour faire la sieste et pour bloguer, moi ?!

PS : évidemment, le placement de ce billet dans la catégorie Petites joies et grands bonheurs est purement ironique.

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26 juillet 2014

Vacances... terminées !

Cet été, nous ne sommes pas partis en vacances, congé parental oblige : c'est pas payé bien lourd, ce truc-là ! ;-)
Cela dit, nous le savions avant que je ne le prenne. Et puis il n'aura duré que 15 semaines et nous avions quelques économies qui nous ont permis de voir venir pendant cette période-là.
Depuis le 16 juillet, je ne suis donc plus en congé parental mais en congés payés - jusqu'au 23 septembre inclus. J'avais fait un calcul (trèèèès) savant entre mes congés 2012-2013 restants et mes congés 2013-2014 acquis pour reprendre le travail quelques jours après l'entrée à la crèche de Gaspard et pour ne surtout pas reprendre le 18, le 19 ou le 23 septembre.

Aux destinations lointaines et/ou exotiques, nous avons donc préféré un terrain connu, composé :

  • de longues plages de sable fin,
  • d'une météo toujours agréable pour peu qu'on sache voir à travers les nuages (c'est une qualité que l'on acquiert forcément quand on a un enfant au ciel),
  • d'autochtones accueillants,
  • d'une gastronomie locale gourmande et
  • d'un envahissement touristique raisonnable.

À travers cette carte postale invitant au voyage, vous avez évidemment tous reconnu... la Côte d'Opale ! :-)

 

Même si nous ne sommes partis ni loin ni longtemps, nous avons vécu ces quelques jours à un autre rythme et ensemble - à quatre, presque.

Lundi, nous avons fêté notre anniversaire de mariage. Il y a eu des larmes, forcément. Parce que la famille que nous avions imaginée il y a 7 ans ne ressemblait vraiment pas à ça.

Mardi, nous sommes allés au cimetière pour planter deux petits arbustes persistants dans la jardinière permanente de la tombe d'Élise, dont le monument et la stèle avaient été terminés deux mois plus tôt.

Tombe 20140724 1 Tombe 20140724 2
Je n'aurais jamais pensé dire ça un jour mais ce que "j'aime" dans la tombe d'Élise, c'est qu'on croirait qu'elle a croqué un bout de nuage.

Jeudi, nous sommes allés à la plage avec Gaspard. C'était un vrai bonheur de le voir gambader à quatre pattes dans la rivière d'eau de mer tracée par la marée descendante.

Ombres sable Sable Stella

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03 juin 2014

Ce que je ne supporte pas

Je savais que mon dernier billet ferait réagir mais je ne pensais pas que ce serait à ce point-là.

Je ne veux blesser ou offenser personne à travers ce nouveau billet. Je veux simplement expliquer ce qui m'aide et ce qui ne m'aide pas, par rapport à la psychiatre, mais pas seulement. Je sais que chacun des conseils et avis que j'ai reçus est guidé par la bienveillance et l'affection mais je vous assure que ça ne m'aide pas.

 

Je ne supporte pas qu'on me dise que nous avons pris la bonne décision pour Élise, que nous avons bien fait, comme si on balayait d'un revers de la main les doutes et les questions qui nous ont assaillis et qui nous assaillent encore, comme si la décision qu'on a prise était une évidence, comme si la vie d'Élise valait si peu qu'on peut la nier en quelques mots à peine, comme s'il suffisait de jouer à se faire peur en faisant semblant de se poser la question pour trouver la réponse.
Mon mari et moi avons, nous aussi, joué à nous faire peur au début de ma grossesse, avant que notre vie ne bascule. Comme beaucoup de parents, nous nous sommes posé ce qui nous semblait alors être "la" question : et si notre enfant est trisomique ? Chacun de nous avait sa réponse toute prête, qui n'était pas la même. Et puis la réalité nous a rattrapés. Ce n'était pas la trisomie, c'est vrai, mais nous avons dû nous poser la question pour de vrai et surtout trouver une réponse.
Chacun peut avoir ses a priori mais je vous jure - et je parierais ma vie là-dessus - que personne ne peut savoir avant d'y être confronté pour de vrai. Le regard extérieur est toujours plus confortable, croyez-moi. Seuls ceux qui se sont posé la question pour de vrai - quelle qu'ait été leur décision d'ailleurs - peuvent prétendre comprendre.

 

Je ne supporte pas qu'on juge à notre place du meilleur moment où nous pourrons concrétiser notre nouveau désir d'enfant. Certains nous sentent prêts ; d'autres nous conseillent d'attendre avant de relancer les essais bébés. Alors qui écouter plus que l'autre et pourquoi ? Mon mari et moi sommes les seuls à savoir si le moment est venu.

 

Je ne supporte pas que les gens - des inconnus, des connaissances - croient que je vais "mieux", voire "bien", uniquement parce que je souris devant eux. Croient-ils que le chagrin me fait oublier toutes les règles de savoir-vivre et de civisme ? Croient-ils que c'est devant eux que je vais m'effondrer ? Croient-ils que c'est à eux, que je connais si peu et qui croient détenir la vérité sur le deuil que nous avons à faire, que je vais confier mon mal-être et mes doutes ?

 

Je ne supporte pas qu'on me conseille ou déconseille de prendre un traitement anti-dépresseur, sous couvert d'une quelconque expérience. Ça fonctionne pour elle, ça n'a pas marché pour lui, ça a fait pire que mieux pour elle ? Et alors ?! Chaque situation de vie où l'opportunité d'un traitement anti-dépresseur est apparue avant d'être confirmée ou rejetée est différente. Les conseils que j'ai reçus dans un sens ou dans l'autre émanent de personnes confrontées à des situations différentes. Parce que chacun prend le chemin qu'il peut et qu'il veut. Mon mari et moi avons perdu le même enfant dans les mêmes circonstances et pourtant nous n'empruntons pas tout-à-fait le même chemin. Alors, même si la question d'un tel traitement s'était posée pour ces personnes suite au deuil périnatal d'un jumeau dû à une interruption de grossesse, cela ne suffirait pas à me convaincre de suivre leur voie.

Pour l'instant, lorsque j'envisage ce traitement, je me dis qu'il pourrait peut-être m'aider temporairement, me maintenir la tête hors de l'eau jusqu'à ma reprise du travail fin septembre mais pas au-delà. Mais il restera de toutes façons artificiel.
Et puis, si je prends ce traitement, où en serai-je quand j'arrêterai ? Au même stade qu'aujourd'hui, à me torturer l'esprit, à me poser des milliers de questions, à ruminer mes propres regrets et reproches ?
Je ne sais pas si je suis en dépression ou non - je ne sais pas à quoi ressemble une dépression et il paraît que ce n'est pas l'image que je renvoie à ceux qui me côtoient fréquemment - mais ce que je sais, c'est que je suis en deuil et qu'après le traitement je serai toujours en deuil.
Je suis certaine que ce traitement ne fera que retarder les choses : il ne résoudra aucune question, il n'effacera pas le manque, il n'éloignera pas les regrets. Il mettra juste ma vie sur pause.

Je sais aussi que les premiers mois de vie d'un enfant sont essentiels à son développement mais:

  1. je ne pense pas me voiler la face en disant que Gaspard est un petit garçon bien dans ses baskets (si, si, il en a : souvenez-vous !), souriant, facile à vivre, curieux de la vie, qui joue, qui dort bien, qui rit, qui pleure (j'ai lu que les pleurs importaient autant que les rires parce qu'un bébé qui pleure, c'est un bébé qui se sent en confiance et qui sait que l'on répondra à ses pleurs) ;
  2. je me demande à partir de quel âge un enfant a le "droit" d'avoir une maman qui ne va pas bien, si ses premiers mois sont si importants. Parce que, si je prends un traitement, ce sera avant tout pour lui alors quand pourrai-je me dire "Gaspard est assez grand pour que je m'autorise à ne pas aller bien" ? Jamais, je crois. On ne juge jamais son enfant assez grand pour ces choses-là.

Je sais que mon entourage proche a confiance en moi par rapport à Gaspard. Je pense que je lui apporte tout ce dont il a besoin affectivement et matériellement - en tout cas, je ne pourrais pas faire plus ou mieux. Je crains simplement qu'il ne reçoive en plus des choses dont il n'a pas besoin. Et c'est de ça que j'aimerais le préserver.

Je crois malheureusement au fond de moi que je suis la seule à détenir les clés : aucun traitement, aucun accompagnement sous quelque forme que ce soit ne pourra faire le travail à ma place. Et ce travail qu'il me reste à accomplir se résume en quelques mots: assumer et accepter la décision que nous avons prise, arrêter de regretter.

18 mai 2014

Huit mois moins un

Il y a un mois, les grumeaux ont eu sept mois. Le hasard du calendrier a voulu qu'un certain rendez-vous tombe ce 19 avril. Ce n'est peut-être pas plus mal finalement.

Voici le résultat de ce rendez-vous :

Tatouage étoiles

Mon mari et moi avons souhaité nous faire tatouer par rapport aux grumeaux. Si tout s'était bien passé, je ne crois pas que nous l'aurions fait. Nous ne voulions pas porter leurs prénoms ou leurs initiales ; nous souhaitions quelque chose de plus symbolique, de plus "mystérieux" - bien que la plupart des gens connaissant notre histoire ne puissent en ignorer la signification.

Depuis qu'Élise n'est plus, nous pensons à elle comme une étoile filante. Il nous a donc semblé évident de la représenter par ce symbole, unie à une étoile représentant Gaspard en l'honneur de leur gémellité. Nous avons sollicité Willy d'Inked-by-me, le tatoueur à qui nous avions déjà fait appel et en qui nous avions confiance, à la fois pour l'hygiène, la technique et l'état d'esprit. Nous lui avons soumis l'idée et il nous a proposé en retour ce dessin, qui nous a tout de suite plu par sa délicatesse.

Mon mari et moi nous sommes donc fait tatouer le même dessin, aux mêmes dimensions et au même endroit : à l'intérieur du poignet gauche. A l'intérieur du poignet pour pouvoir le cacher ou le montrer à notre guise ; à gauche car c'est de ce côté qu'Élise a passé sa courte vie dans mon ventre.

Avant ce tatouage, mon mari et moi en portions déjà trois chacun mais celui-ci est évidemment le plus lourd de sens.

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10 mai 2014

Combien ça coûte ?

Jeudi, aux Maternelles sur France 5, il était question du coût financier que représente l'arrivée d'un bébé et du système D que l'on peut déployer pour la préparer.

Nathalie Lebreton a parlé des résultats du sondage auquel ont répondu les téléspectateurs (on fera d'ailleurs semblant de ne pas avoir remarqué la faute de conjugaison !) :

Coût arrivée bébé

Pour la grande majorité des parents, l'arrivée du premier enfant coûte au moins 4000€. Alors, quand j'entends ces questions plutôt anodines, je ne peux m'empêcher de me poser la question : "et chez nous, ça donne quoi ?".

Pour Gaspard, on nous a donné/prêté/offert beaucoup de choses alors nous en sommes très loin.

Pour Élise, c'est une autre histoire. Je vais peut-être choquer en évoquant ce sujet mais cela fait aussi partie de notre réalité de parents désenfantés.

Entre l'achat de la concession au cimetière, ses obsèques, la plaque provisoire en attendant l'érection du monument et le monument en question, nous avons dépensé pour Élise plus de 7000€ en moins de 8 mois. Il est certain que Gaspard aura besoin de plusieurs mois voire années pour rattraper cette somme.

Cela étant, je ne recherche pas l'apitoiement sur notre sort financier : ces dépenses, nous les avons "choisies".
Dans le cas d'Élise, puisqu'elle est née sans vie, nous aurions pu décider de ne pas nous occuper de ses obsèques mais cela était inconcevable pour nous.
Nous aurions pu préférer l'incinération mais cela ne nous correspond pas, à mon mari et à moi.
Nous aurions pu choisir une pierre plus courante mais nous ne voulions pas du gris moucheté que l'on retrouve partout.
Et si nous avons engagé ces dépenses, c'est que nous pouvons les assumer.

Je voulais juste vous en parler parce que c'est aussi ça, la réalité du deuil périnatal, aussi matérielle et triviale soit-elle.


02 mai 2014

Centenaire

Tout à l'heure, j'ai entendu à la radio qu'un enfant sur deux qui naît aujourd'hui sera centenaire.

Si nous croyons ces statistiques prévisionnistes et puisque nous sommes sûrs qu'Élise ne sera pas centenaire, Gaspard aura toutes les chances de l'être, lui.

Pourvu que sa vie soit belle, alors.

Centenaire

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23 avril 2014

Bonne nouvelle, mais...

La semaine dernière, nous avons appris, au milieu des torrents de larmes qui ont coulé, une bonne nouvelle : notre demande de place en crèche pour Gaspard pour septembre a été acceptée. Notre patience aura fini par payer : notre première demande, lorsqu'il était encore question de mettre Élise et Gaspard à la crèche, remontait à mars 2013 !

La directrice, que je dois rencontrer début mai pour finaliser l'inscription, m'a fait la liste des documents à lui fournir lors de notre entretien, parmi lesquels un certificat d'aptitude à la vie en collectivité. N'ayant pas envie de perdre mon temps chez le pédiatre ou chez notre médecin traitant, j'ai pris RDV avec la médecin de la PMI, que j'ai rencontrée pour la première fois ce matin.

Évidemment, elle m'a demandé comment s'était passée la grossesse.
Évidemment, j'ai pleuré en lui expliquant en quelques phrases.
Évidemment.
Pas si évident que ça, apparemment, car mes larmes l'ont visiblement étonnée : "Ça fait quand même sept mois."

Je ne savais pas qu'on avait un certain délai pour pleurer son enfant.
Je ne savais pas qu'on n'avait que quelques semaines pour aller mieux.
La mère d'une amie et la tante de mon mari pleurent encore leurs tout-petits. Et pourtant ça fait quand même 25 ans pour l'une, 35 ans pour l'autre.
Excusez-moi de ne toujours pas être capable de raconter en souriant que j'ai tué ma fille.

Voilà ce que j'aurais voulu lui répondre. À la place, je me suis contentée d'essuyer mes larmes et de prendre les coordonnées d'une psychiatre qu'elle me recommande.

Larme

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17 avril 2014

2 - 7 - 29 - 35

Cela faisait déjà un moment que le moral n'allait pas si mal, ça ne pouvait pas durer éternellement !

Depuis quelques jours, ça ne va plus. Plus du tout, même. Des "évènements" qui s'accumulent, des dates qui approchent inexorablement.

Je suis une fille, je tiens un blog de fille, je peux donc parler de trucs de filles : mes règles sont revenues hier. C'est la première fois depuis mon retour de couches le 9 mars et pour moi, en plus de l'effet des hormones sur mes glandes lacrymales, ça veut dire plusieurs choses :

  • nos tentatives de conception naturelle ont échoué (oui, nous croyons malgré tout à une nouvelle grossesse sans passer par la case CHU - on nous a tellement rabâché que tout était possible après une FIV) ;
  • mes règles, qui portent si mal leur nom, ne sont pas devenues régulières malgré la grossesse (oui, je nourrissais cet espoir secret) ;
  • puisqu'elles ne sont pas régulières, ça va être compliqué de cibler le moment pour maximimer nos chances de conception naturelle.

À côté de ça, il y a les sept mois des grumeaux qui approchent.
Sept mois demain qu'Élise est morte. Et elle est toujours aussi morte.
Sept mois après-demain qu'Élise et Gaspard sont nés. Et Élise est toujours aussi absente.

Et puis il y a mon anniversaire la semaine prochaine et celui de mon homme le mois prochain.
Impossible de ne pas repenser à ces mêmes dates en 2013. Elles étaient tombées pile dans la "bonne période" de la grossesse, entre la presque-fin des problèmes du début et ce jour maudit où tout a commencé à basculer, lentement mais sûrement. Tout allait encore bien. On les avait fêtés le cœur léger, en pensant que l'année suivante, on les fêterait à quatre.
Et maintenant nous sommes "l'année suivante" et nous ne sommes pas quatre.

Et comme souvent dans les moments où ça ne va pas, j'ai mon côté maso qui ressort. Alors j'ai décidé de faire notre déclaration de revenus en ligne.
Je sais bien que cela signifie déclarer Élise et Gaspard pour 2013 tout en sachant qu'Élise ne sera plus là pour 2014. Mais c'est toujours différent de le savoir et de le voir. Comme ce "2" si provisoire, si éphémère me fait mal au cœur...

Foyer fiscal

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14 avril 2014

Une jolie robe

Vendredi dernier, je suis sortie prendre un verre en terrasse avec une amie. Avec le soleil qu'il faisait, je me suis fait la réflexion qu'il fallait que je protège la tête de Gaspard. Nous avons donc fait un crochet dans une boutique pour enfants pour y trouver une casquette ou un bob.

J'ai trouvé ce que je cherchais pour Gaspard - et même plus. Je me suis en effet fait plaisir pour cet été car, depuis sa naissance, nous n'avons choisi nous-mêmes que quelques pyjamas et paires de chaussettes : tout ce qu'il porte vient de dons, prêts ou cadeaux !

Quand je me retrouve dans ce genre d'endroit, je prends par ailleurs toujours le soin d'éviter les rayons "petite fille" - c'est encore trop douloureux - mais la boutique était trop petite pour que je ne remarque pas cette jolie petite robe dans laquelle je t'imaginais si bien...

Robe marguerites

Depuis que tu n'es plus là (as-tu seulement été vraiment là ?), je me suis toujours dit que si quelque chose - un vêtement, un doudou - me plaisait au point de t'imaginer avec, je m'autoriserais à le prendre. Cette robe aurait été la première occasion. Mais je ne l'ai pas fait.
Peut-être parce que je n'étais pas seule.
Peut-être parce que j'ai eu peur que la vendeuse ne me pose des questions auxquelles je n'avais pas envie de répondre.
Peut-être parce que je me suis rendu compte que c'était absurde. Mais ton absence n'est-elle pas ce qu'il y a de plus absurde dans ma vie ?
Peut-être parce que j'ai compris que voir cette robe chez nous, sans petite fille à y glisser, me ferait plus de mal que de bien.

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11 avril 2014

Marmotte 1 - Coq 0

Si certains d'entre vous s'interrogent sur les résultats des croisements animaliers, sachez que, quand Papa Coq rencontre Maman Marmotte, ça donne... un Bébé Marmotte !

coq  marmotte

Gaspard se couche vers 21h15 et ne se réveille jamais avant 10h30. Il a hérité de moi exactement ce qu'il fallait ! ^^

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