Je me réjouis que Gaspard ait jusqu'à présent passé plus de temps au sein qu'au biberon depuis sa naissance :

  • Allaitement maternel exclusif : du 19 septembre au 24 janvier
    avec un intermède forcé (!) d'allaitement mixte du 11 au 13 décembre (et quelques jours après pour terminer la boîte)
  • Allaitement mixte : du 25 janvier au 9 février
  • Allaitement artificiel : depuis le 10 février

Gaspard est passé au lait artificiel parce qu'il n'avait pas suffisamment grossi lors de la visite chez le pédiatre ou, du moins, pas autant que les fois précédentes et que le pédiatre a attribué cela au fait que je ne suffisais plus à ses besoins. Sur le coup, je l'ai cru "bêtement". Depuis, ça m'a travaillée et après quelques heures passées sur Internet, j'ai décidé que je n'avais pas encore dit mon dernier mot !

 

Je n'ai pas l'intention de rejoindre les militantes pro-allaitement (qui frôlent parfois l'extrêmisme) mais quand même, je ne vois que du positif dans tout ça ! Et loin de moi l'idée de juger celles qui font un autre choix ; je constate simplement que le choix que j'ai fait m'a comblée. Pour moi, allaiter son enfant, c'est :

  • une forme supplémentaire de complicité,
  • pratique (rien à préparer, stériliser, chauffer, nettoyer, emporter !),
  • économique (entre deux ou trois soutien-gorge d'allaitement pour toute la durée de l'allaitement et en moyenne une boîte de poudre par semaine, le calcul est vite fait !)
  • possible partout, tout le temps et immédiatement.

Bon, je ne vous cache pas que la médaille de l'allaitement a quand même un revers :

  • des seins franchement pas discrets (on va dire ça comme ça !),
  • des fuites de lait intempestives mais relativement rares, heureusement,
  • l'impossibilité de dormir sur le ventre sous peine de sur-solliciter les canaux lactifères,
  • la nécessité de porter un soutien-gorge nuit et jour, jour et nuit.

Et pour être complètement honnête, je dois reconnaître que si l'on donne son propre lait au biberon (au moins partiellement), on retrouve forcément :

  • quelques-unes des contraintes du lait artificiel,
  • mais aussi un avantage : la possibilité (et même le droit !) de ne pas être avec son enfant à l'heure du repas.

Et pour ceux qui se poseraient la question : j'aurais également choisi d'allaiter si Élise avait été là aussi. Peut-être moins longtemps, peut-être moins facilement - encore que - mais toujours est-il qu'allaiter des jumeaux ne m'effrayait pas. Au contraire, je voyais ça comme un défi à relever !
Les conseils sur l'allaitement de jumeaux faisaient d'ailleurs partie des des liens que j'avais mis en favoris en début de grossesse et que je me suis résolue à supprimer il y a peu.

 

Donc, comme ce n'est ni Gaspard ni moi qui avons décidé d'arrêter l'allaitement, je me suis laissée tenter par l'idée de reprendre. Il paraît que c'est possible jusqu'à six mois après avoir arrêté.

Sans parler de l'objectif de la relactation et au-delà de tous les bienfaits que je vois dans l'allaitement au sein, ma démarche et tout le processus de relactation représentent aussi pour moi l'occasion de faire quelque chose pour Gaspard, moi qui suis tout le temps à l'affût des moindres idées que je pourrais réaliser pour Élise. Ce n'est pas un moyen de me détourner d'Élise - je n'en ai ni envie, ni besoin - mais c'est un moyen de me consacrer à Gaspard.

 

Contrairement à ce que je pensais et espérais, les consultantes en lactation ne sont pas très nombreuses par chez moi. Parmi les quelques-unes répertoriées sur le site consultants-lactation.org, j'ai choisi la consultante qui, d'après ses activités et les lieux où elle exerce, serait la plus compétente et la plus "motivée" pour m'aider dans mon entreprise. Car mon souhait d'allaiter à nouveau Gaspard alors qu'il serait plus simple de laisser tomber pour s'en remettre totalement aux biberons de lait artificiel implique patience et motivation et nécessite des conseils avisés.

Ses premiers conseils, dispensés par mail en attendant notre première rencontre la semaine prochaine, ont rejoint ce que j'avais lu, voire commencé, de mon côté :

  • refaire du peau-à-peau avec Gaspard juste pour le "plaisir", sans arrière-pensée ou attente particulière même si l'idée sous-jacente est de le ramener naturellement vers le sein ;
  • tirer mon lait 6 à 8 fois par jour.

Je ne manque ni de patience, ni de détermination, ni de temps. Je veux simplement être sûre de faire les choses comme il faut et que quelqu'un me soutienne, en tant que professionnel compétent et de bon conseil. Alors, si la consultante me dit que je dois tirer mon lait 12 fois par jour et même la nuit les premiers temps, je le ferai ! Avec des cernes sous les yeux mais je le ferai ! :-)

Premier verdict après le rendez-vous de la semaine prochaine. Verdict définitif dans quelques jours ou semaines !
J'espère bien pouvoir vous dire bientôt que j'aurai ressorti mes vêtements d'allaitement que j'avais déjà rangés.

Vêtements allaitement