20 mai 2013

Mobile de montgolfières - Épisode 2

Et voilà ! Mon premier mobile (détails de fabrication ici) est terminé. :-) Il ne restera plus qu'à le fixer au-dessus du lit mais, là encore, nous attendrons que le lit soit choisi et la chambre prête !

Envol de montgolfières 2           Envol de montgolfières

Je vais maintenant pouvoir m'attaquer au deuxième mobile, qui n'a rien à voir avec ces petits ballons, même si ça rime... suspens ! ;-)

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Nuées d'étoiles

Mon mobile de montgolfières étant presque terminé (j'en suis à la confection du support, je reviendrai vous en parler quand tout sera fait), je me suis lancée dans un autre "fait-main". L'idée que j'ai trouvée était à la base un mobile, mais comme j'ai déjà mes montgolfières pour l'un des grumeaux et une autre idée pour l'autre grumeau, j'ai décidé de détourner ce mobile en simple décoration murale : http://www.monbebecheri.com/fabriquer-mobile-enfant/.

Mobile étoiles

Je sais déjà quel rendu je veux obtenir sur le mur (le même effet que sur les photos ci-dessous en fait) mais ne sais pas encore quel système de fixation (invisible) je vais choisir. Nous verrons bien lorsque les chambres seront prêtes... dans quelques mois !

Et comme j'ai déjà des couleurs en tête comme fils conducteurs de la déco des chambres, je m'en suis servie pour les étoiles : orange pour un grumeau, vert pour l'autre !

Envol d'étoiles orange Envol d'étoiles vertes

Posté par Tannabelle à 17:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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Quelques (contre-)vérités sur l'AMP et la FIV

Conformément au vocabulaire de l'Agence de la biomédecine, il faut désormais parler d'AMP (assistance médicale à la procréation) et plus de PMA (procréation médicalement assistée), pour une nuance de sens et donc d'implication éthique. Quelques "PMA" m'échappent encore mais j'essaie de me débarrasser de cette mauvaise habitude.

AMP

L'AMP concerne les femmes de 30 ans et plus : FAUX

Mon homme et moi avons commencé à essayer de faire un bébé alors que je n'avais que 23 ans. Après un an d'échecs, nous en avons parlé à notre gynécologue. C'est alors que le parcours d'AMP a débuté pour nous : j'avais 24 ans. Aujourd'hui, je suis enceinte de bientôt 4 mois et j'ai eu 28 ans il y a un petit mois.

Dans le service d'AMP où nous étions suivis (quel bonheur, cet imparfait !), j'ai eu l'occasion d'en voir défiler, des femmes dans le même cas que moi, lorsque je me rendais, 3 fois par semaine, au CHU pour les échographies et les prises de sang. Et je peux vous dire qu'elles étaient loin d'avoir toutes (dépassé) la trentaine !

L'AMP, ça met les couples à l'épreuve : VRAI et FAUX

De notre côté - et sans vouloir paraître "plus solides" ou "meilleurs" que les autres, nous avons plutôt bien vécu les traitements dans l'ensemble. Bien sûr, il y a eu des doutes, des peurs, des crises de larmes quand l'aiguille de l'injection quotidienne ne rentrait pas du premier coup dans le bidon. Mais, à mon sens, ce n'est pas l'AMP qui éprouve les couples, c'est cette frustration, cette absence, ce désir inassouvi. Le seul remède : s'aimer très fort, être porté par la même envie et vivre ça ENSEMBLE. Sans même parler de savoir d'où vient le problème (de la femme, de l'homme ou des deux), ce n'est pas parce que c'est souvent la femme qui subit les traitements qu'il ne s'agit pas d'une affaire de couple ! Un bébé, dans l'intimité ou avec un coup de pouce (ou de main, selon les cas !), ça se fait à deux.

La probabilité d'avoir des jumeaux est plus élevée avec une FIV : VRAI et FAUX

En réalité, la plus grande fréquence des grossesses multiples ne résulte pas du processus de FIV en lui-même (que l'on pourrait croire à tort encore mal maîtrisé) mais d'un choix du couple. Lorsqu'on est en parcours d'AMP, c'est que l'on a envie de devenir parents depuis un moment déjà. Les données de l'équation ne sont donc plus tout à fait les mêmes : dans ce processus de FIV qui vous met à la merci des pouvoirs limités de la médecine, avoir l'occasion d'augmenter ses chances de concrétiser son "désir d'enfant" est à la fois un risque et un luxe que les futurs parents potentiels sont souvent prêts à prendre.

Dans notre cas, lors de la première tentative, un seul embryon a résulté de la fécondation in vitro ; la question ne s'est donc pas posée.
Lors de la deuxième tentative, aucun embryon n'a tenu le coup jusqu'au jour prévu du replacement ; là encore, aucune question à se poser.
Lors de la troisième tentative, 8 embryons ont tenu le coup jusqu'au jour du replacement ; en accord avec l'équipe médicale, nous avons pris le risque d'en replacer 2 (compte tenu de mon "jeune" âge dans le contexte de l'AMP, c'était le maximum auquel nous avions le droit et cela nous convenait) pour augmenter nos chances de réussite.
Les résultats d'un replacement sont en effet toujours aléatoires, seule la nature peut décider de donner une chance à l'un et/ou l'autre de ces embryons. Et nous ne regrettons pas notre choix car aucun des 6 autres embryons ne s'est révélé assez solide pour être congelé en vue d'un éventuel prochain transfert.

Faire une FIV, c'est contraignant et fatigant : VRAI

On ne va pas se mentir : suivre un protocole de FIV n'est ni une sinécure ni une partie de plaisir. Il y a :

  • les papiers à remplir,
  • les rendez-vous avec l'équipe médicale avant de lancer le processus,
  • le bilan de santé annuel, en début et en cours de protocole,
  • les allers-retours à la pharmacie,
  • les injections quotidiennes à heure fixe,
  • les médicaments quotidiens,
  • les échographies plusieurs fois par semaine,
  • les prises de sang plusieurs fois par semaine,
  • les ponctions d'ovocytes et les recueils de spermatozoïdes,
  • sans parler de tous les imprévus qui compliquent et retardent tout ça (kystes qui résultent d'une hyperstimulation ovarienne et qui doivent être ponctionnés, endométriomes qui décident d'embêter le monde plus que de raison, infections à traiter avant de poursuivre, etc...).

Et pourtant, ce n'est pas ça le plus fatigant. Le pire, ce sont les montagnes russes que nos émotions ont décidé d'emprunter, calées sur le rythme des étapes du protocole, des bonnes surprises, des mauvaises nouvelles...

Alors oui, faire une FIV, c'est pénible, pour des raisons matérielles, logistiques et physiques mais aussi - et surtout - psychologiques. Mais le jeu en vaut la chandelle, non ?