Tannabelle et ses grumeaux

23 juin 2017

Quand c'est pas l'un...

... c'est l'autre !

Hector semble en effet suivre les traces de son frère sur le chemin de la pipeletterie. Et pas plus tard que ce matin, il y est allé de son petit coup de poignard verbal dans mon cœur cabossé de maman.

Sur le trajet de la crèche, Gaspard, pour changer, a lancé la discussion sur la mort (à part ça, il semble plutôt bien dans ses sandalettes, je vous rassure !) en commentant : "Nous, on sera morts dans trèèèèèèèès longtemps, quand on sera grands, grands, grands !". Tandis que ma bouche a timidement confirmé, mon cœur s'est contenté d'espérer qu'il en serait ainsi.

Et Hector, d'ordinaire plutôt indifférent à ce genre de conversation, de rebondir : "Élise mort grand !".
Je n'ai pas eu d'autre choix que de le détromper : "Non, Élise était encore toute petite quand elle est morte, c'était un bébé."

Larme

Voilà mes amours, vous êtes en train de découvrir la cruauté de la vie et l'ambiguïté du discours de vos parents : "en général, on grandit avant de mourir, mais pour votre sœur, ça ne s'est pas passé comme ça".

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20 juin 2017

On récolte ce que l'on sème

Hier matin, profitant d'un instant d'inattention et d'une fenêtre ouverte, notre chat s'est payé une escapade improvisée dans le quartier, juste avant le départ pour la crèche, l'école et le travail évidemment ! Pour éviter tout retard à l'école, j'ai emmené les enfants et laissé mon mari chercher après le chat. Sur la route, nous avons parlé de cette mini-fugue, que Gaspard a commentée ainsi, presque le sourire aux lèvres : "Si elle va sur la route, elle va se faire écraser". Me rendant bien compte qu'il n'en saisissait pas toutes les conséquences, j'ai alors expliqué que si elle se faisait écraser, elle risquait de mourir et que nous risquions de ne plus l'avoir/la voir. Et mon petit bonhonne de rétorquer tout de go : "Oui, mais on pourra la voir en photo".

Mon Gaspard a bien retenu ce que nous lui répondons lorsqu'il nous dit vouloir voir sa sœur : "on ne peut plus la voir en vrai parce qu'elle est morte, mais on peut la voir en photo".

 

Et ce matin, en arrivant à l'école, Gaspard qui me sort, une fois encore de but en blanc : "là tout de suite, Élise, elle est morte".
Moi : "Oui, effectivement."
Gaspard : "Et des fois, ça nous rend tristes et des fois, ça nous rend pas tristes."
Moi : "Et alors ce matin, ça te rend comment ?"
Gaspard : "Aujourd'hui, ça me rend pas triste."

Ouf, il semblerait qu'il ne gère pas trop mal ses émotions par rapport à Élise et qu'il s'autorise à les vivre et les exprimer, quelles qu'elles soient.

Réflexion

Eh bien, ces deux anecdotes sont pour moi des petites victoires sur notre chemin de famille endeuillée ! :-)

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23 mai 2017

Comme par surprise

Tu avances, plutôt bon gré que mal gré depuis quelque temps. Tu fais des projets, à court, moyen et long terme. Tu envisages même de fermer ce blog, faute d'inspiration. On peut le dire : malgré les souvenirs amers, les regrets que tu ne parviens pas à éteindre, les chansons que tu ne peux plus écouter les yeux au sec, tu vas plutôt bien, globalement.
Grâce à une certaine rencontre fin 2016, qui a peut-être éveillé des choses en toi, ou eu un simple effet placebo, ou purement coïncidé avec le bon moment au fond de toi.
Grâce au sport, auquel tu t'es enfin mise, depuis plusieurs mois, assidûment, et qui te fait du bien physiquement et mentalement.
Grâce au temps qui passe, aussi, certainement.

Et puis tu la vois arriver, l'air de rien. Tu te dis que ça va aller, que ton moral est suffisamment solide par ailleurs pour réussir à l'affronter, que tu ne vas pas poser un genou à terre juste à cause d'elle.
À mesure qu'elle se rapproche, tu l'observes, la toises, la guettes, comme pour la défier, et te rassurer un peu, aussi.
Tu ne parles pas d'elle, comme pour lui donner moins d'emprise sur toi.
Tu t'efforces de l'ignorer, comme pour la forcer à t'ignorer en retour.

Et finalement, elle est là. Tu te retrouves au pied du mur, tu ne peux plus l'éviter ni faire semblant et tu te la prends en pleine face, comme sans t'y attendre, comme si tu ne l'avais pas vue arriver, comme si tu croyais pouvoir la rayer, chaque année, de ta vie, de tes souvenirs et de tes pensées.

Cette putain de date anniversaire.
Cette putain de date qui a fait basculer ta vie, il y a quatre ans.
Celle qui n'arrive pas qu'aux autres, finalement.
Celle qui a donné un sexe, un prénom... et des malformations à ta fille.
Celle qui a rendu ta fille malade.
Celle qui a rendu ta fille mortelle.

Larme

21 avril 2017

Bracelet

À l'occasion du premier Noël après la mort d'Élise, mon mari m'avait offert un bracelet en forme d'étoile constellé de petits brillants. Au fil du temps, les brillants sont tombés. Au début, j'en étais très attristée, car je voulais que tout ce qui concerne Élise reste intact, pur, beau. Je ne supportais pas que quoi que ce soit qui la concerne puisse être souillé ou abîmé. Finalement, devant l'inévitable, je me suis résignée.

Aujourd'hui - et cela fait un moment maintenant, sur les quelques dizaines de brillants originels, il n'en reste que... cinq. Comme la composition réelle de notre famille actuellement (car, comme vous l'avez compris, les espoirs du mois de février ont finalement été balayés. J'aurai sans doute prochainement l'occasion de vous donner des nouvelles à ce sujet, dans un sens ou dans l'autre !). J'y vois un signe ! De quoi, je n'en sais rien, mais j'en profite avant que le prochain brillant ne se fasse la malle !

Et pour parfaire ce clin d'œil, ces cinq brillants particulièrement résistants ne sont pas disposés de façon anodine : trois brillants isolés et deux brillants ... accolés ! Si ça ce n'est pas un signe !... ;-)

bracelet

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27 mars 2017

... et trois jours !

Ce soir, Gaspard a choisi un livre autrement plus réjouissant (enfin, pour être tout à fait honnête, je dois vous dire qu'il avait choisi - en première intention - Une chanson pour l'oiseau - en deuxième intention -  le livre qu'il avait lu hier soir avec son père : retoqué à chaque fois, pour différentes raisons facilement compréhensibles !) : Devine combien je t'aime.

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Avant de commencer à lire, je lui souffle : "Tu sais combien je t'aime ? Je t'aime jusqu'à la lune !"

Et lui de rajouter : "Et trois jours !"

Hum... Kamoulox ! ^^

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Tristesse à la pelle

Un soir de la semaine dernière, Gaspard a choisi - pour la première fois, alors que le livre est dans sa bibliothèque depuis plusieurs mois - comme lecture avant de dormir "Une chanson pour l'oiseau", un livre imagé qui parle du deuil à travers la mort d'un oiseau, qui se fait recueillir et offrir une sépulture par des enfants.

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À un moment de l'histoire, les enfants s'en vont creuser eux-mêmes sa tombe dans la forêt. Voulant faire le parallèle avec sa sœur pour l'aider à comprendre, je lui explique que c'est comme pour Élise, qu'elle aussi a une tombe, que c'est justement sur sa tombe que nous allons quand nous nous rendons au cimetière, etc. Et Gaspard de me rétorquer, à la vue de cette page : "moi aussi, j'ai porté la pelle pour Élise !"

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Hum, alors comment te dire Mon Amour, quand la tombe de ta sœur a été creusée, tu avais... 4 jours ! Alors non, tu n'as pas porté la pelle !

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09 mars 2017

Le petit garçon qui n'aimait pas le coiffeur

... on pourrait croire que je vous dévoile en avant-première le titre du dernier roman de Jonas Jonasson. Que nenni ! Je vais plutôt vous raconter une anecdote-pas-si-anecdotique-à-mes-yeux qui concerne Hector et son dernier passage chez le coiffeur.

Cela fait des mois que Hector a une peur bleue du coiffeur (et de tout ce qui touche de près ou de loin à ses cheveux). Pourquoi ? Bonne question ! J'ai l'impression que cela coïncide avec son hospitalisation de 24 heures il y a un an pour déshydratation suite à une gastro sévère, qui a par ailleurs marqué le début de sa peur des médecins. J'ai beau me triturer les méninges, je n'arrive pas à faire le lien entre les médecins et ses cheveux. Toujours est-il que nous en avons bien conscience à la maison et que nous repoussons toujours au maximum le passage chez le coiffeur, pour lui éviter ces désagréments.

Hier, voyant depuis quelque temps ses cheveux recouvrir inexorablement ses oreilles (tout comme son frère, d'ailleurs), je les ai emmenés tous les deux chez une coiffeuse que nous n'avions encore jamais testée.

Pour Gaspard, tout s'est passé comme prévu. RAS.
Pour Hector, tout s'est passé comme prévu également : l'inquiétude qui se lit dans son regard et son attitude dès que nous franchissons la porte, la main portée à ses cheveux à coups de "non non non", le soulagement quand il voit son frère passer en premier, la panique quand il comprend que son tour est arrivé, les pleurs intarissables et les efforts désespérés pour s'échapper pendant toute la (tentative de) coupe.

Je sais que ça se passe mal pour l'instant, mais je me dis que ça finira par rentrer dans l'ordre. En attendant, j'aimerais bien trouver un coiffeur qui sache vraiment s'y prendre avec les enfants apeurés. Car, outre le résultat médiocre (mais pouvait-elle vraiment faire mieux sur un modèle aussi agité ?) de la coupe, l'attitude de la coiffeuse m'a dérangée du début à la fin !

Pour commencer, sachez que je suis de celles qui croient (enfin, plus qu'une croyance, c'est carrément une conviction et une certitude !) que les enfants ne font pas de caprices. Alors quand j'ai entendu la coiffeuse répéter à l'envi qu'il faisait "une colère" et "de la comédie", que ce n'était "pas joli de pleurer", je peux vous dire que je me suis retenue de prendre mon "comédien colérique" sous le bras, avec sa coupe à moitié achevée !

Elle a même cru bon de rajouter que "[son] frère n'avait pas pleuré, lui". Cela ne me semble pourtant pas difficile de comprendre qu'il est plus âgé donc plus mature, qu'il n'a manifestement pas les mêmes expériences, les mêmes ressentis, les mêmes appréhensions, les mêmes traumatismes et que la comparaison s'arrête là sans conclusion à en tirer.

Par-dessus le marché, elle s'est occupée d'eux sans avertir ni expliquer. Et pour le coup, même mon docile Gaspard a moyennement apprécié l'histoire de l'eau froide pulvérisée sans aucune précaution ! Alors qu'il paraît que prévenir et expliquer permettent de tuer dans l'oeuf (et je sais de quoi je parle... humour noir, quand tu nous tiens !) tout ce qui est habituellement (et à tort, dirais-je) qualifié de "crise". Enfin, ce n'est pas "il paraît" : on le pratique à la maison et ça marche plutôt bien... elle devrait essayer !

Le clou du spectacle, c'est au moment de payer que nous y avons eu droit. Comme souvent, un bol de bonbons attendait bien sagement et bien en évidence sur le comptoir. Mes deux loustics les ont repérés et en ont réclamé, mais j'ai refusé. Et là, cette fichue coiffeuse a cru opportun de préciser à l'attention de Hector : "ah bah non, tu as trop pleuré, Maman elle veut pas". J'aurais vraiment dû remettre quelques points sur ses "i", à celle-là !
Premièrement, chez nous, les bonbons c'est en quantité très limitée. En réalité, nous n'en achetons pas et les seuls qu'ils consomment sont ceux qu'ils reçoivent à différentes occasions (rapportés de l'école lors de l'anniversaire d'un(e) camarade de Gapard par exemple).
Deuxièmement, à une demi-heure du repas, il était évident qu'ils n'auraient pas à droit à ce genre d'apéritif !
Troisièmement, chez nous, les bonbons et autres friandises ne servent certainement pas de moyens de pression, chantage ou récompense (systèmes plutôt inusités à la maison d'ailleurs).
Et quatrièmement, si j'avais été dans cette absurde logique, j'en aurais donné à Gaspard mais pas à Hector.

Bref, tout ça pour dire que, aussi futile que cela puisse paraître, nous recherchons toujours un coiffeur qui connaisse son métier et sache s'y prendre avec les enfants !

Vous me direz qu'on pourrait aussi prendre le parti de laisser pousser ses cheveux le temps qu'il s'y fasse, mais le problème, c'est qu'avec sa blondeur et son manque de volume, il risque de ressembler... à ça !

coupe au bol

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06 mars 2017

Rebelote !

Ce soir, entre la poire et le fromage (ou plutôt entre le camembert et la pomme), Gaspard nous a encore cueillis :

"Maman, je pense à Élise. Je voudrais qu'elle soit pas morte."

Et bam ! Un cœur qui s'emballe et des larmes qui roulent.

Larme

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15 février 2017

Un signe ?!

Hier, pour la Saint-Valentin, mon homme m'a offert un test de grossesse.
(En vrai, on ne la fête pas et c'est moi qui le lui ai demandé. Et encore plus en vrai, c'est un résultat positif qui aurait pu être qualifié de cadeau de Saint-Valentin, si on s'en offrait !)

Ledit test de grossesse s'est révélé négatif ce matin : je ne m'avoue pas vaincue, mais plutôt (trop) pressée. Il se pourrait que je l'aie effectué trop tôt, non pas à cause de mes lacunes en mathématiques, mais par impatience... Alors accordons-nous encore un peu de temps avant de sauter de joie ou de déchanter !

D'ici là, je garde espoir et, en plus des signaux que m'envoie mon corps (et que j'interprète selon mon désir, évidemment), je vois des signes partout. Car si Facebook me suggère comme ça, de but en blanc, de m'inscrire à une newsletter intitulée "Hector" et "qui donne envie de faire des enfants", ce n'est tout de même pas par hasard, n'est-ce pas ?! :-D

site Hector

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09 février 2017

Deujans !

Dans moins d'une heure, tu seras né depuis 2 ans. 2 ans ! "Deujans", comme tu dirais !

Je me souviens si bien des heures qui ont précédé ta naissance, ce lundi soir. J'étais tellement impatiente ! Je m'étais mis en tête que tu arriverais en avance - pas trop bien sûr, mais suffisamment pour abréger raisonnablement l'angoisse que mon ventre devienne à nouveau tombeau. Et puis, coquin que tu étais déjà, tu nous as fait mariner jusqu'aux dernières heures de la veille du terme officiel !

Je me souviens de tout. Le bain que j'ai pris le lundi matin pour apaiser les contractions, leur chronométrage, l'appel à la maternité pour me faire confirmer la conduite à tenir, l'excitation en entendant ce "venez nous voir, on va contrôler", l'appel à mon mari, l'appel à ma belle-soeur pour la prévenir qu'on allait déposer Gaspard sous peu, mon mari qui récupère Gaspard à la crèche en rentrant précipitamment du travail, Gaspard que l'on jette chez Tonton et Tata, l'examen à la maternité et ce sésame qu'on nous accorde enfin : "on vous garde".

Quelques heures et quelques frayeurs plus tard, tu étais parmi nous, grâce à Franck - encore lui ! Depuis, après un démarrage compliqué, tu illumines toi aussi notre vie, avec tes habitudes, tes plaisirs et tes clowneries !

Tu adores les tracteurs et les camions, et tu es aux anges quand on voit le camion-toupie garé presque quotidiennement près de la crèche.
Mais ce que tu préfères, ce sont les trains ! Les trains en bois, les trains en plastique, les trains en métal ; les trains qu'il faut faire avancer, les trains motorisés ; les petits trains, les grands trains. Alors que dire du circuit de train électrique de ton Papi ! La première chose à laquelle tu penses quand tu vas là-bas, c'est aller à l'étage pour le faire rouler et le regarder tourner en boucle ! Tu es même devenu expert en manœuvre ferroviaire et en commande de transfo.

Ton langage progresse de jour en jour, tu t'amuses de plus en plus à essayer de prononcer les mots. Ton onomatopée préférée du moment, ce sont deux syllables répétées à l'envi et à toute vitesse : "légâ-légâ-légâ-légâ-légâ" ! Tu sais que ça nous fait rire, mais nous n'en avons pas encore décodé la signification...

Ce que j'aime chez toi, parmi des milliers de choses, c'est :

  • quand tu reviens en courant et les mains sur les yeux en t'exclamant "-umer !" lorsque la pièce où tu voulais te rendre n'est pas éclairée,
  • quand tu marches sur la pointe des pieds en te trémoussant,
  • quand tu repousses systématiquement la couette quand je veux te border, toi qui as toujours trop chaud,
  • quand tu essaies d'imiter le geste de la main des métalleux en courant et sautant dès que tu entends du Metallica ou du Rammstein,
  • quand tu ris à gorge déployée, de ton rire si contagieux - l'un des plus communicatifs que je connaisse,
  • quand tu plisses les yeux et avances le menton lorsque l'on te demande simplement de sourire,
  • quand tu cours à travers la crèche en riant, le soir, pour que je ne puisse pas t'attraper,
  • quand tu réclames "tap tap" pour que je t'aide à enfiler ton pantalon en mode "sac à patate", c'est-à-dire que tu te suspends à mon cou, les jambes dans le vide, et que je remonte ledit pantalon en te secouant les fesses,
  • quand tu te blottis contre moi lorsque ton papa te taquine en t'appelant "le bébé à sa maman",
  • quand tu réfléchis longuement à une question que l'on te pose pour finalement nous donner sempiternellement la même réponse "hmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm... non !",
  • quand tu enlèves ton chausson droit en mangeant - toujours le droit, à chaque repas.

Mais le geste qui me fait fondre, c'est quand je te couche.
Après l'histoire et le câlin, tu t'installes dans ton lit, avec la tétine dans la bouche et Banane, ton doudou-âne, dans les bras.
Je te demande si tu veux faire chanter Lison, une peluche musicale. Tu me réponds invariablement "non".
Je te demande si tu veux mettre la musique du hibou accroché aux barreaux de ton lit. Tu me réponds immanquablement "non".
Je te demande si on se fait un dernier bisou. C'est alors que tu poses la tétine, attrapes ma main et l'embrasses, tantôt sur le dessus, tantôt sur la paume, pour que je dépose ensuite ton bisou sur ma joue...

À ton arrivée, j'ai douté. Aujourd'hui, tu es l'évidence. Je t'aime mon Koala.

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